« Courge » est un terme générique qui désigne les fruits (hé oui, même si on les mange le plus souvent comme légume !) du genre Cucurbita, originaire d’Amérique du Sud. Il en existe des centaines de variétés dont certaines ne sont consommées que localement.

Nous ne classerons pas les curcubitacées par genre car c’est assez compliqué. Vous trouverez des sites de botaniques très bien faits si vous voulez en savoir plus. Les renseignements que je vous donne ici sont valables pour toutes les formes comestibles de curcubitacées qui mûrissent en automne et peuvent se conserver longtemps : potiron (à ne pas confondre avec la citrouille), potimarron, patidou, giraumon, courge muscade, courge spaghetti, courge butternut, courge poivrée, Hubbard…

 ATOUTS SANTE

La courge (en général) est riche en substances pouvant aider à prévenir les maladies liées au vieillissement  (voir plus loin).
Elle contient 90 % d’eau ce qui en fait un aliment peu calorique (20calories au 100g).
Les glucides ne dépasse pas 6 grammes et les lipides sont à l’état de traces.
Elle est très riche en fibres ce qui lui confère un effet satiétogène et favorise le bon fonctionnement des intestins. L’action stimulante de ces fibres est accentuée par la présence de mannitol, un glucide complexe aux vertus légèrement laxatives. Ces fibres sont aussi une aide pour réguler le cholestérol.
Elle est gorgée de vitamine C. De plus, celle-ci se conservera très facilement  grâce à l’épaisseur de la peau. Cette courge contient d’ailleurs toutes les vitamines excepté la D et la B12.

Le pigment jaune orangé des courges est constitué pour plus de 80% de bétacarotène (provitamine A), aux propriétés vitaminiques et antioxydantes très précieuses. 250g de potiron permet de couvrir la totalité des besoins journaliers en cette vitamine.

Courge butternut

Il faut savoir que la consommation d’aliments riches en caroténoïdes serait liée à un risque moindre de développer certains cancers.  La provitamine A joue  un rôle dans plusieurs fonctions de l’organisme. Elle collabore entre autres à la croissance des os et des dents. Elle maintient la peau en santé et protège contre les infections. De plus, elle possède des propriétés antioxydantes et favorise une bonne vision, particulièrement dans l’obscurité. Il est à noter que les caroténoïdes sont mieux absorbés dans l’organisme lorsqu’une petite quantité de lipides (gras) est consommée au même moment. Il est donc tout indiqué de consommer la courge avec quelques noix ou un filet d’huile, par exemple.

Courge muscade

Les autres caroténoïdes contenus dans la courge sont la lutéine et la zéaxanthine,ces pigments s’accumulent dans la macula et la rétine de l’oeil, le protégeant ainsi du stress oxydatif qui pourrait lui causer des dommages. Un apport régulier en lutéine et en zéaxanthine est donc associé à un risque plus faible de dégénérescence maculaire et de cataracte, deux maladies de l’oeil. De plus, on commence à croire que ces composés pourraient contribuer à prévenir certains cancers, notamment le cancer du sein, le cancer du poumon et les maladies-cardiovasculaires.

La courge contient aussi des quantités non négligeables de bêta-cryptoxanthine et de plus petites quantités d’alpha-carotène. Tout comme les autres caroténoïdes, ces composés peuvent se transformer en vitamine A dans

Courge musquée

l’organisme. Ils contreraient in vitro la prolifération de certaines cellules cancéreuses, ce qui fait du bêta-cryptoxanthine et de l’alpha-carotène des composés prometteurs dans la prévention du cancer.

La courge contient bon nombre de minéraux :

– Le potassium : excellent pour la régulation de la pression artérielle. La faible teneur des courges en sel les recommande d’ailleurs pour les régimes désodées. Dans l’organisme le potassium sert aussi à équilibrer le pHdu sang et à stimuler la production d’acide chlorhydrique par l’estomac, favorisant ainsi la digestion. De plus, il facilite la contraction des muscles, incluant le coeur, et il participe à la transmission de l’influx nerveux.

-Le phosphore : il  constitue le deuxième minéral le plus abondant de l’organisme après le calcium. Il joue un rôle essentiel dans la formation et le maintien de la santé des os et des dents. Il participe, entre autres, à la croissance et à la régénérescence des tissus et aide à maintenir à la normale le pH du sang. Finalement, le phosphore est l’un des constituants des membranes cellulaires.

Potimarron

-Le cuivre : en tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme. Plusieurs enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du corps contre les radicaux libres.

-Le manganèse : il  agit comme cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques. Il participe également à la

prévention des dommages causés par les radicaux libres.